Fin du parcours en « Y » en terminale Bac Pro. Et après ?

Un groupe de travail, avec l'ensemble des syndicats, a été invité par le ministère à se positionner sur les perspectives d'évolution de la voie professionnelle pour la rentrée 2026.

Lors de cette réunion, la fin du parcours en « Y » a été sous entendue. La décision finale n’est pas encore connue à ce jour. Il serait remplacé par un module de 2 semaines dont le positionnement dans l’année de terminale et le contenu seraient à la main des établissements.

Donner du sens au métier

Les PLP sont souvent déboussolés, voire dépités, parfois résignés  suite à des reformes menées sans concertation et de manière injonctive. Les moyens donnés aux agents empêchent d’atteindre les objectifs fixés, et ce, malgré l’investissement des collègues.

Pour la CFDT le lycée professionnel doit être plus inclusif et avoir les moyens et les ressources pédagogiques pour atteindre cet objectif.

Pour la CFDT, il n’y aura pas de progrès qualitatifs (insertion ou poursuite d’études) sans que la question des conditions de travail des PLP soit abordée;

La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques demande une pondération de service, une autonomie plus importante des établissements, des heures complémentaires utilisées et ventilées lors des conseils pédagogiques…)

Pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, donner du sens au métier de professeur de LP est essentiel.

Ne pas se contenter de la fin du parcours en « Y »

Le parcours en « Y » ne doit pas être l’unique sujet à traiter au niveau ministériel.

La CFDT demande une réflexion sur le CAP, éternel oublié des réformes. Elle doit s’accompagner ensuite d’une reforme indispensable des CAP. La ghettoïsation de ces filières est consternante ! Le CAP doit être pensé comme une étape d’un parcours qui peut aller jusqu’au Bac pro, voire au delà.

La CFDT revendique un parcours de l’élève modulaire, du CAP au Bac pro.

La CFDT rappelle la spécificité de l’enseignement professionnel avec ses périodes de formation en entreprise. Celles-ci doivent être des temps complets de formation dans le cadre d’une alternance pédagogique impliquant l’ensemble des PLP des enseignements généraux et professionnels.

Les PFMP ne doivent pas être plus nombreuses ou réduites, elles doivent être de meilleur qualité et formatrices.

Dans ce contexte, les RBDE jouent ou peuvent jouer un rôle essentiel à condition de repréciser leurs missions et compétences et en sécurisant leur parcours professionnel.

Utiliser des dispositifs existants, sans réformer à outrance

Avant d’envisager une nouvelle réforme, la CFDT demande que des bilans des précédentes soient réalisés.

Sur la durée des parcours, la CFDT revendique des ajustements tenant compte des besoins identifiés des apprenants :

  • des CAP 1, 2 ou 3 ans en fonction du profil des élèves comme envisagé lors de la TVP.
  • la possibilité d’un bac pro réalisé en 4 ans, comme envisagé lors de  la création du bac pro 3 ans. Nous ne parlons pas ici de redoublement.
  • une possible 4e année certificative après le Bac pro (Bac pro + 1 an)

Enfin, la CFDT revendique une intervention possible de partenaires extérieurs pour agir et aider pour une insertion professionnelle ou pour une poursuite d’études. Ainsi, nous réaffirmons que nos collègues de la MLDS doivent être repositionnés clairement dans le dispositif contre le décrochage scolaire.

À suivre…